Une soixantaines
de cadres d’entreprises publiques et privées
algériennes, de la troisième promotion du mastère
business administration (MBA) ont reçu leur
diplôme, mercredi dernier, lors d’une cérémonie qui
s’est déroulée dans un amphithéâtre de la prestigieuse
université Panthéon-Sorbonne de Paris. Fruit d’un
partenariat, depuis cinq ans, entre le MDI-Alger, les
universités françaises Paris I Panthéon-Sorbonne et
l’Institut des administrations des entreprises de Paris
(IAE), le MBA International Paris permet à des cadres en
activité de préparer un diplôme français, correspondant
aux standards internationaux du MBA, et d'acquérir des
compétences managériales leur permettant d'évoluer vers
des postes de responsabilité dans les entreprises. La
formation, qui dure 14 mois, s’adresse aux cadres
gestionnaires en poste ayant déjà une solide formation
en gestion et une expérience dans des postes de
responsabilité, et qui trouvent ainsi le moyen de
perfectionner leurs outils de gestion en acquérant les
techniques modernes de management. “Nous sommes très
exigeants sur le profil des candidats”, affirme Brahim
Benabdeslem, directeur général MDI Alger. Ainsi pour
cette troisième promotion, sur 243 demandes de
formation, seules 63 ont été retenues, des cadres de
Saidal, d’Air Algérie, du CPA, de Mobilis, d’ERC Oran,
d’EP Béjaïa, de BNP Paribas, de la BNA, de NEAL,
d’Orascom Télécom Algérie et de Sonatrach. Une promotion
parrainée cette année par le président du groupe
d’investisseurs du Maghreb et du Moyen-Orient (Gimmo),
Djillali Mehri. Cette exigence fait que MDI Alger est
citée comme parmi les meilleures écoles de management
dans le continent. La revue Jeune Afrique a publié
récemment le classement des meilleures business schools
en Afrique et MDI occupe une place de choix. MDI figure
également dans la sélection officielle des 1 000
meilleures business schools au monde réalisée par
Eduniversal. M. Jérôme Caby, directeur de l'IAE-Paris
Sorbonne souligne que les pays où cette formation a le
mieux réussi sont l’Algérie et le Liban. L’IAE a établi
des relations de partenariat dans pas moins de 8 pays.
Selon le directeur général de MDI, les responsables
d’entreprise prennent de plus en plus conscience que la
formation est un investissement et qu’à ce titre, il
doit être rentabilisé. Dans le but d’évaluer le marché
de formation supérieure en management et construire son
offre de formation, MDI-Alger a conduit un sondage
auprès des managers algériens regroupés dans un
échantillon de 112 managers. L’échantillon est constitué
des managers qui suivent des formations de MDI-Alger
dans ses différents cycles supérieurs en management. Le
sondage a été réalisé en mai 2003. Cependant, les
conclusions de cette étude restent toujours d’actualité.
“Quelles sont les huit principales contraintes
rencontrées par votre entreprise dans le développement
de ses activités et l’accroissement de sa compétitivité
?” Selon les managers, ce sont les ressources humaines,
les capacités marketing, et l’intensité de la
compétition qui constituent les contraintes majeures de
l’entreprise algérienne. Ces trois domaines arrivent en
premier dans la liste des contraintes, loin devant la
qualité des réseaux de distribution, amélioration de la
technologie, les ressources financières et opportunités
de marché. Et cela, alors même que la disponibilité des
ressources financières et l’organisation de la
production sont connues pour être des goulots
d’étranglement classiques pour l’entreprise algérienne.
C’est là une reconnaissance forte du besoin de renforcer
les capacités managériales pour bâtir la
compétitivité.
Meziane
Rabhi